Le sable qui passe entre mes doigts
Le sable et le temps qui fuit
Le sable et le temps qui passe
Le sable et la sagesse des rois
Du désert, le sable millénaire,
Berbères, rois du désert,
Avec leur dignité, leurs lois.
Chez nous, c’est d’un sablier
Que s’écoule le temps.
Là-bas, le sable est de poudre.
Les murs ocres des médinas,
Les ruines caramel des ksars,
S’effritent et se fondent
Avec le sable qui envahit
Les villages aux portes du désert.
Zaafrane s’enfonce dans un cratère
On ne voit plus le cimetière.
Les pistes caravanières
Ne laissent que des traces passagères,
Dans les dunes, le fennec disparaît.
Villages ensablés
Terre couleur de henné
Où se mélangent les Sienne brûlées,
Les bruns, les safran, les rouges orangés,
Désert de sable, désert de pierres,
A la fois brûlé, à la fois doré
Toutes les couleurs chaudes déclinées
Sous le soleil aveuglant.
Désert qui fascine
Orient mythique
Orient mystique
Conte fantastique
Qui fait rêver
Aux mille et une nuits
Quand la lune luit,
Un conte du fond des âge
Comme un mirage ….
Quand le soleil décline
A l’horizon sur le chott El Jérid, plus d’ocre,
Plus de terre brûlée,
Le sable est blanc.