Calme et gigantesque
Mais traîtresse,
Capricieuse comme une maîtresse,
Apprivoisée mais jamais soumise,
Tantôt bleue, tantôt grise
La mer me captive
Et je ne suis pas presque,
Mais tout à fait conquise
Et de la regarder je ne me prive.
Quand, rageuse, la mer se brise sur les rochers,
Faisant jaillir l’écume blanche,
Tel un voile de légendes,
Légendes d’autrefois
Mettant les pêcheurs aux abois,
Qui savent avec la mer ne pas tricher.
La mer à l’humeur et aux couleurs changeantes,
La mer belle et captivante,
La mer haïe ou qu’on aime,
En colère se déchaîne
Mais s’ouvre béante
Pour les rochers qu’elle enfante.
La mer aimée,
La mer redoutée
Toujours me captive,
De la contempler je ne me prive.