Oeuvres d'Annick VALLEE LE PEVEDIC
Au printemps Le coucou chante Dans les champs L'entends-tu ? Coucou, coucou, coucou. La nuit, quand il fait chaud Toutes les grenouilles du ruisseau Coassent, coassent, coassent. Sil fait du vent Si la tempête se déchaîne, Ce sont les gros corbeaux noirs...
Une poule rousse Picore des petits vers Sur la verte mousse Et gratte la terre.
"Sois réaliste, aie les pieds sur terre" Mais moi, j'ai du rêve plein la tête ! Pour voir le ciel en bleu, Dans toute cette nuit, Dans ce monde en colère, Il faut que je me fasse un cinéma de fête !
Justice, liberté Qu'ils étaient beaux Ecrits ces mots ... Mais ce n'était que des mots Qui, pour certains, n'ont jamais existé.
Je voudrais échapper à mes pensées, Ne plus divaguer A en devenir folle, Ne plus ressasser Ces souvenirs qui font si mal, Ces plaintes qui me désolent Sans rien qui me console Dans le froid hivernal.
Je sens et je respire la mer Odeur du grand large Qui me vient jusqu'à la terre Par-delà les hêtres et les peupliers Odeur de l'océan Que m'apporte le vent. Je sens glisser en moi la chevelure des algues Et je lèche ma peau au goût de sel amer.
Le coeur à vif Déchiré par les épines, Les pierres du chemin Le coeur à vif J'attends ta main, Les roses sans les épines Viens, viens vite Ne laisse pas mon coeur saigner Ne me laisse pas sombrer.
Me perdre au fond d'un regard, Ne plus avoir de mémoire Pour vivre à nouveau, Pour revivre, pour ressusciter. Boire l'eau fraîche d'un ruisseau, Lavée de toute boue, Respirer ce renouveau Marcher enfin debout Aimer, Être aimer.
Il écartait les branches pour ne pas qu'elles m'aveuglent Il enlevait les pierres du chemin pour ne pas que je tombe. Il me donnait la main Il m'aidait chaque matin Il est parti un jour gris Il est parti sous la pluie Avec lui ma vie s'en est allée Avec...
Il n'y a que ton amour qui peut me sauver. Ne me laisse pas m'enliser Sauve-moi, sauve-moi Donne-moi la main Montre-moi le chemin Sauve-moi, sauve-moi.