Les grives viennent manger
Les baies du sorbier.
A l'aube, dans la rosée,
Nous allons ramasser des champignons,
Les feuilles volent en tourbillons,
Planent et tombent à terre.
Dans le chaudron de cuivre
Mijotent les confitures.
Par les sillons je peux suivre
Le cheval qui laboure
La terre sèche et dure.
La pluie se fait attendre.
Aux premiers brouillards, fin septembre,
La lumière devient tamisée et fragile.
Dans un dernier feu d'artifice
La forêt s'est parée de rousseurs éclatantes
Puis, Dame Nature va se mettre en attente
D'un autre printemps.